Mondial 2026: le grand retour de l'Irak face à la Norvège d'Erling Haaland

Mondial 2026: le grand retour de l'Irak face à la Norvège d'Erling Haaland

Pour son retour en Coupe du monde après 40 ans d'absence, l’Irak va compter sur ses internationaux nés dans les pays d'Europe du Nord pour défier les Vikings norvégiens menés par Erling Haaland mardi 16 juin à Boston (22h00 TU).

Publié le : 16/06/2026 - 10:36

De notre envoyé spécial à Boston,

Place au jeu pour l’équipe d’Irak qui a traversé bien des péripéties pour enfin être présente en Amérique du Nord. Les Lions de la Mésopotamie ont dû en passer par un barrage continental puis intercontinental (victoire contre la Bolivie 2-1) au Mexique en mars dernier pour s'assurer d'une place dans le groupe I qui compte aussi la France et le Sénégal . À cela s'est ajouté le lancement des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février, qui s'est mué en conflit ouvert et a failli empêcher les Irakiens de rejoindre Monterrey pour leur barrage.

L'arrivée sur le sol américain début juin n'a pas non plus été de tout repos. Selon la chaîne américaine CBS, Aymen Hussein, attaquant et meilleur buteur en activité de l'Irak (32 buts en 89 sélections), a été retenu sept heures à la douane à l'aéroport de Chicago. L’ancien joueur du Raja Casablanca au Maroc et du CS Sfaxien en Tunisie a été décisif contre la Bolivie.

L'équipe irakienne s'appuie de plus en plus sur sa diaspora

Pour bien commencer son tournoi, l’Irak va devoir contenir les assauts de la star norvégienne Erling Haaland, qui compte 55 buts en 49 sélections. L'attaquant de Manchester City en a inscrit 16 lors des seules qualifications pour le Mondial , un record. Haaland s'est révélé au grand public en marquant neuf buts contre le Honduras lors d'un match de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2019, et il s'apprête désormais à faire ses débuts sur la plus grande scène de ce sport.

Depuis plusieurs années, l'équipe irakienne s'appuie de plus en plus sur sa diaspora, en particulier des joueurs formés en Europe du Nord (Suède, Danemark, Norvège), car de nombreuses familles irakiennes se sont installées dans ces pays dans les années 1990 et 2000.

Façonnés par le football européen et ses exigences physiques et techniques, certains de ces joueurs ont pris du galon au sein de la sélection, comme le milieu de terrain Amir Al-Ammari, né en Suède et qui évolue à Cracovie (28 ans, 48 sélections), ou le latéral né en Allemagne Merchas Doski (26 ans, 30 sélections).

« Peu importe le résultat, on veut juste profiter de ce moment magique pour nous »

D'autres joueurs sont nés en Irak mais ont grandi à l'étranger comme l'attaquant Ali Al-Hamadi (Luton, 3e division anglaise), parti avec sa famille pour l'Angleterre via la Jordanie en 2003, alors que son père était emprisonné par le gouvernement irakien après avoir pris part à une manifestation. Le latéral gauche Ahmed Yahya, blessé contre les Espagnols en match amical, est remplacé par Ahmed Hasan Maknazi.

Dans la fan zone de Boston, les quelques Irakiens croisés sont aux anges. « Pour la première fois, je vois le drapeau de mon pays flotter dans les rues d'une ville américaine et je suis très émue. Je ne sais pas ce que feront nos joueurs, mais c'est déjà tellement beau d'être là ». exulte un jeune père, né en Irak et vivant à Nashville dans le Tennessee. À côté, un adolescent né aussi en Irak, venu du Texas avec ses parents, attend avec impatience la confrontation face à la Norvège. « Peu importe le résultat, on veut juste profiter de ce moment magique pour nous. Mais j'espère que l'on ne prendra pas trop de buts », dit-il en riant.

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Graham Arnold aux commandes

L’ Irak pourra compter sur le sélectionneur le plus capé de la sélection australienne avec 72 matches à son actif. Graham Arnold s’apprête à rejoindre le club très fermé des entraîneurs ayant disputé la Coupe du Monde sur le banc de deux pays appartenant à la même confédération.

Il y a quatre ans au Qatar, le technicien aujourd’hui âgé de 62 ans avait emmené les Socceroos en huitièmes de finale pour la deuxième fois de leur histoire. Sept mois après avoir quitté son poste de sélectionneur, le natif de Sydney avait succédé à Jesús Casas sur le banc de la sélection irakienne. Son arrivée a fait renaître les espoirs de qualification du jour au lendemain. Après avoir tenu en échec l'Espagne (1-1) avant de s'envoler pour les États-Unis, l’Irak s'est incliné face au modeste Venezuela (2-0) pour sa dernière sortie.

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