Mondial 2026: en seizièmes de finale, la France favorite face à une Suède qui n’a rien à perdre

Mondial 2026: en seizièmes de finale, la France favorite face à une Suède qui n’a rien à perdre

Encensée par la planète foot, l’équipe de France aborde son seizième de finale de Coupe du monde face à la Suède, ce mardi 30 juin à 21h TU (23h, heure de Paris), dans la peau du grand favori. Mais derrière les éloges, le danger de se voir trop beau guette les Bleus de Didier Deschamps.

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De notre envoyé spécial à New York,

C’est une pluie d’éloges qui est en train de tomber sur l’équipe de France de football après un premier tour réussi avec trois victoires en trois matchs et à la veille de jouer son seizième de finale face à la Suède ce mardi au MetLife stadium de New York-New Jersey. La presse mondiale n’a ainsi pas peur d’abuser des superlatifs. La BBC s’extasie déjà sur « le meilleur trio offensif du tournoi » avec Olise, Mbappé, Dembélé. En Espagne, AS parle de « la dynamite de la Coupe du monde » , quand d’autres médias résument les Bleus en un mot : « Terrifiante » . En Allemagne, Bild tremble à l’idée d’un éventuel 8e de finale : si la Nationalmannschaft passe le Paraguay, il faudra se coltiner cette France-là. « Attention Nagelsmann, attention l’Allemagne ! » alerte le tabloïd. mais ça c'était avant le premier coup de tonnerre de ces huitièmes de finale...

Les anciens joueurs ne sont pas plus mesurés. L'Anglais Gary Lineker a ainsi révisé son classement des favoris après la phase de groupes : « Incontestablement ! Avant le début du tournoi, je pensais peut-être que l'Espagne était légèrement plus favorite que la France mais maintenant (…) je trouve que les Espagnols n'ont pas vraiment démarré sur les chapeaux de roues. Désormais, la France est la meilleure équipe. »

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Même l’icône scandinave Zlatan Ibrahimovic a du mal à croire aux chances de son pays à l’heure de défier la France. Depuis le plateau de Fox Sports, il ne cache ni son admiration pour la France ni son scepticisme pour la Suède : « Je ne vois pas beaucoup d'équipes capables de les battre (les Français). La seule chance pour un adversaire, c'est lorsqu'ils se relâchent et ralentissent le rythme. C'est le seul moment où j'ai vu un adversaire entrer dans le match. Ils sont les favoris pour remporter la Coupe du monde. Ils jouent à un autre niveau. »

Pourtant, dans le camp français, le ton reste mesuré. Adrien Rabiot, au micro la veille du match, s’est appliqué à désamorcer toute idée de suffisance. « La Suède a de bons joueurs, une ligne offensive très redoutable, des joueurs de classe mondiale. Ce match, on le prend très au sérieux. De l’extérieur, on est ultra favoris, mais il peut tout se passer quand on connaît le football. »

Le milieu insiste sur la nécessité de se protéger du vacarme extérieur : « On entend, on voit ce qui se dit, il y a des éloges, mais il faut rester concentré sur ce qu’on veut faire et là où on veut aller. On ne prend pas le match à la légère du tout. »

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Didier Deschamps, lui, revient d’un moment personnel douloureux, les obsèques de sa mère, mais son discours transpire la lucidité et l’exigence. Il rappelle la force de frappe bleue : 10 buts marqués, 2 encaissés au premier tour. « Ne pas renoncer à ce qu’on est capable de faire. On a une capacité à créer du danger et faire mal à l’adversaire, il faut le garder » , souligne-t-il, avant de nuancer : « On a concédé trop d’occasions. »

Surtout, le sélectionneur refuse de réduire la Suède au simple rôle de victime annoncée : « C’est une bonne équipe, athlétique, avec une ligne offensive de qualité avec Elanga, Gyokeres et Isak qui allie puissance et vitesse. C’est une bonne équipe qui n’a rien à perdre, la Suède peut nous poser des problèmes. Il faut avoir l’humilité et la détermination. »

Car si l’histoire penche nettement en faveur des Bleus, elle ne garantit rien. En 23 confrontations, la France compte en effet 12 victoires et 5 nuls. Et depuis 2012 et l’ère Deschamps, une seule défaite sur les cinq derniers duels.

Mais les Bleus savent très bien que ces statistiques seront rangées aux vestiaires au moment de fouler le pelouse du MetLife Stadium. A eux d'assumer leur statut...

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