Ces chiffres qui racontent autrement le Mondial 2026

Ces chiffres qui racontent autrement le Mondial 2026

De la Coupe du monde, on retiendra le deuxième sacre de l'Espagne, le passage à 48 équipes ou encore les polémiques autour de l'Argentine. Mais le Mondial 2026 a aussi laissé derrière lui une série de chiffres parfois passés inaperçus. Records de buts, performances individuelles, paris sportifs ou températures étouffantes : ces statistiques racontent, elles aussi, l'histoire de cette édition.

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Avant même le coup d'envoi, le président de la Fifa Gianni Infantino promettait une Coupe du monde plus grande, destinée à devenir « l'événement sportif le plus réussi de l'histoire ». Avec 48 équipes, 104 rencontres et trois pays hôtes, cette édition s'annonçait hors normes. Les statistiques semblent lui donner, au moins en partie, raison.

Les filets américains, canadiens et mexicains ont tremblé à 308 reprises, soit près de trois buts par match (2,96 exactement). De quoi satisfaire les amateurs de football offensif : seuls sept matchs se sont achevés sur un score de 0-0.

Zéro, c'est aussi le nombre de buts marqués par le Panama, seule sélection à rester muette du premier au dernier match. L' Espagne , elle, a bâti son deuxième sacre sur une défense presque infranchissable, avec un seul but encaissé en huit rencontres.

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Les surprises des petits, les désillusions des grands

En élargissant le tournoi à 48 équipes, la Fifa espérait offrir davantage de place aux nations moins habituées aux grandes affiches. Certaines s'en sont emparées.

Quinze ans après sa dernière participation, l’Albirroja a créé la sensation en éliminant l'Allemagne, quadruple championne du monde, avant de faire douter les Bleus pendant plus de 70 minutes en huitièmes de finale. Et derrière cette épopée, on retiendra un homme : Orlando Gill. Le gardien paraguayen a terminé le tournoi avec 28 arrêts en six rencontres, soit près de cinq par match.

Le Paraguay n'est pas le seul à avoir profité de ce nouveau format. Sur les dix sélections africaines engagées, neuf ont atteint les seizièmes de finale, le Maroc allant jusqu'en quarts de finale.

À l'inverse, certaines grandes nations repartent avec des chiffres bien moins flatteurs. Finaliste malheureuse, l'Argentine de Lionel Messi a terminé la finale sans cadrer la moindre frappe pendant le temps réglementaire. Une statistique presque inimaginable pour une équipe qui semblait portée vers un nouveau titre quelques jours plus tôt.

Des records en kilomètres

Huit ans après son accélération restée dans toutes les mémoires face à l'Argentine en Russie, Kylian Mbappé a de nouveau affolé les radars. L'attaquant du Real Madrid a été flashé à 37,6 km/h, seulement 0,6 km/h de plus que le Suédois Anthony Elanga, deuxième joueur le plus rapide du tournoi.

De son côté, l'Espagnol Rodri a parcouru près de 84 kilomètres en sept rencontres, soit l'équivalent de deux marathons. Toujours disponible pour offrir une solution, couper les offensives adverses ou relancer proprement, le métronome de la Roja n'a quasiment jamais quitté le jeu.

Et si l'on se pose la question du temps de jeu minimum disputé pendant cette Coupe du monde, la réponse se trouve du côté de l’Espagnol Iglesias et du Ghanéen Rahman : une minute. À l'inverse, Emiliano Martinez n'en a manqué aucune. Le gardien argentin a disputé les 934 minutes du parcours de l'Albiceleste jusqu'à la finale, sans jamais être remplacé.

Quand la chaleur s'invite au jeu

En pleine canicule dans une grande partie de l'Europe, les joueurs n'ont pas non plus été épargnés. Lors du huitième de finale entre la France et le Paraguay, disputé au Philadelphia Stadium, le thermomètre affichait 38 °C. Une chaleur étouffante dans l'un des rares stades non climatisés du tournoi.

Le réseau d'experts Scientists for Global Responsibility estimait d'ailleurs, avant l'événement, que cette Coupe du monde serait la plus polluante de l'histoire. Ce qui ne surprenait guère au regard du peu d'intérêt que manifestait le président de la Fifa pour le réchauffement climatique. Durant la phase de groupes, Gianni Infantino aura assisté à 24 des 72 rencontres, soit une moyenne de deux matchs par jour. En termes de déplacements, cela représente parfois près de 5 000 kilomètres en une seule journée, le tout en jet privé.

À l'inverse, on retiendra le chiffre 1 pour Donald Trump. Le président du principal pays organisateur n'aura assisté qu'à un seul match : la finale, disputée au MetLife Stadium, à New York.

Des paris sportifs en hausse

Outre les prix des transports et des tickets pour la finale, pouvant atteindre 32 000 dollars, cette Coupe du monde a aussi coûté cher aux téléspectateurs.

Favorisés par les multiples pauses fraîcheur, les paris sportifs en France ont battu des records, atteignant 1,3 milliard d'euros de mises, soit plus du double de l'édition 2022, selon l'Autorité nationale des jeux (ANJ). Environ 15 000 joueurs en ont réalisé plus de 500.

La demi-finale France-Espagne du 14 juillet est devenue le match ayant généré le plus de paris sportifs depuis 2010, avec 63 millions d'euros de mises engagées en ligne.

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